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Histoire de famille

Ma savonnerie c’est une histoire de famille, ou plutôt des histoires de familles

Derrière chaque recette, il y a une histoire, une anecdote, une madeleine de Proust, une légende de famille.

Tout a commencé grâce à ma tante, Lorraine d’adoption, qui avait laissé traîner négligemment sur la table du salon le livre Je crée mes savons au naturel que j’ai dévoré, lu en long en large et en travers, et qui m’a tant appris. Alors que je m’apprêtais à repartir pour chez moi, elle me dit : « Emporte le, je l’ai en double ».
Comme par hasard !

Ensuite cela s’est poursuivi avec mon autre tante, Grenobloise d’adoption, qui d’ailleurs était en Lorraine avec moi cette fameuse fois (décidément !). Elle m’a accueillie à maintes occasions dans la capitale des Alpes pour que je puisse participer à un atelier dans une savonnerie, interviewer presque tous les savonniers de la région (et l’Isère est riche en savonneries), me joindre à des séances de savonnage avec certaines (merci Anouk et Laurie pour les partages et votre confiance) et profiter des montagnes à toutes les saisons. De plus, toutes ces occasions nous ont permis de développer une passion commune : notre goût pour la bière noire.

Maintenant que vous en savez davantage sur l’histoire de la savonnerie, laissez-moi vous raconter les histoires derrière quelques recettes.

Louveciennes

Ah Louveciennes ! C’est une grande histoire de famille.

Aujourd’hui, c’est de Louveciennes que proviennent le miel et la cire qui entrent dans la composition du savon qui porte le même nom que cette ville yvelinoise. Mes fournisseurs m’ont formée (et me forment toujours !) à l’apiculture. Un jour, j’espère que ces beaux ingrédients proviendront de mon rucher.

Louveciennes c’est aussi où j’ai vécu les 4 premières années de ma vie.

Louveciennes c’est également où ma maman a grandi.

Et Louveciennes c’est où mes grands parents ont vécu pendant 60 années.

Et… devinez quoi : mes grands-parents étaient les voisins de mes amis apiculteurs.

savon Louveciennes

La Garrigue

Le savon La Garrigue est parfumé à la lavande fine et au genévrier cade, toutes deux des plantes de la garrigue.

Mais ce n’est pas tout : il est coloré à la persicaire à indigo qui pousse dans le Vaucluse.

La Garrigue, c’est le savon préféré de ma maman. Son parfum lui rappelle l’odeur d’un savon qu’elle a utilisé il y a une vingtaine d’années en Aubrac, région chère à son coeur.

Et Lagarrigue, en un seul mot, c’est le nom de famille de sa grand-mère maternelle.

Savon La Garrigue - photo de famille

Je vous dis à bientôt pour de nouvelles histoires de familles.

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La savonnerie dans le magazine Grand Angle

La savonnerie est à l’honneur dans un article du magazine de St Nom la Bretèche Grand Angle #83 de février 2025.

Merci à toute l’équipe communication de la municipalité, et particulièrement à Karine Dubois pour l’interview.

Retrouvez ci-dessous l’article dans son intégralité.

Pour en apprendre davantage sur moi, je vous invite à vous rendre sur la page « A propos » du site.

Pour me rencontrer en chair et en os, vous me retrouverez à ces événements.

Mes produits sont disponibles sur la boutique en ligne et chez des revendeurs.


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Conseils d’utilisation des savons saponifiés à froid

Dans cet article, je vous livre quelques conseils d’utilisation pour vos savons saponifiés à froid.

Comment maximiser la durée de vie de votre savon saponifié à froid ?

Restez dans une petite flaque d’eau, ça le savon saponifié à froid n’aime pas ça ! En effet, la présence de la glycérine et du surgras rend les savons saponifiés à froid plus délicats que des savons industriels. Pour maximiser leur durer de vie et éviter toute déception, je vous recommande de les poser sur un porte savon bien ajouré pour qu’ils sèchent bien entre deux utilisations. Le mieux est de les faire léviter sur un porte-savon ventouse ou sur un savOsec. C’est un investissement qui se rentibilisera rapidement.

Où stocker vos savons saponifiés à froid ?

Egalement, si vous souhaitez stocker les savons avant de les utiliser, conservez-les dans une pièce sèche, par exemple dans le placard d’une chambre, mais pas dans une salle de bain (ça peut paraître bizarre, mais c’est comme ça). En plus, il paraît que le savon aurait des vertus anti mites !
Et plus les savons sèchent, plus ils dureront longtemps lorsque vous les utiliserez.

Dernier conseil de savonnière :

Si vous possédez des savons de plusieurs parfums différents, séparez les les-uns des autres de quelques centimètres afin que les parfums ne se mélangent pas.

Voilà ! Vous savez tout au sujet des conseils d’utilisation. Bon savonnage !

Porte-savon aimanté

Porte-savon aimanté

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Saponification à froid, kézako ?

Je fabrique mes savons en suivant le principe de saponification à froid.

Saponification, kézako ?

acides gras + base forte = savon + glycérine

Pour mes savons solides saponifiés à froid, cela signifie :

huiles, beurres et cire + soude caustique diluée dans eau = savon + glycérine

De plus, j’intègre moins de soude caustique dans ma recette que nécessaire pour saponifier tous les acides gras. Une partie des huiles n’est donc pas saponifiée. Ceci crée donc un surgras :

huiles et cire + soude caustique diluée dans eau = savon + glycérine + surgras

La glycérine est hydratante, et le surgras a un effet nourrissant sur l’épiderme2. Les savons surgras saponifiés à froid sont donc naturellement doux pour la peau.

Et pourquoi dit-on saponification « à froid » ?

C’est en opposition à la saponification à chaud qui est la technique utilisée par exemple pour fabriquer le savon de Marseille. Cette méthode nécessite de cuire le savon pendant 10 jours à une température de 120 degrés.

Comme vu au début de cet article, pour saponifier, il faut mélanger les huiles, beurres et cires à la lessive de soude. Il faut donc que les acides gras soient à l’état liquide. En saponification « à froid », on chauffe un minimum les huiles, beurres et cires qui entrent dans la composition du savon et qui ne sont pas déjà liquides à température ambiante (par exemple : l’huile de coco selon la saison, la cire d’abeille). Une fois cette étape passée, on ne chauffe plus aucun ingrédient.

Une fois les acides gras et la lessive de soude mélangés, la réaction de saponification se déroule naturellement à température ambiante, et va durer jusqu’à 72 heures. Elle débute dans la marmite pendant les premières minutes voire dizaines de minutes (le temps d’intégrer les ingrédients parfumant et colorant). Elle se poursuit ensuite dans le moule dans lequel on a versé la pâte à savon. Vous pouvez en apprendre davantage sur les étapes de la fabrication dans cet article.

Chez la savonnerie Chapoul, on pousse le « à froid » au maximum ! En effet, le savon Alphonsine est fabriqué à température ambiante de A à Z, car la seule huile contenue dans cette recette est l’huile de tournesol d’origine biologique et française.

Les savonniers qui saponifient à froid mettent systématiquement en avant cette méthode de fabrication artisanale et ancestrale. Vous ne pouvez donc pas vous tromper. Si vous cherchez un savon saponifié à froid, ce sera écrit sur l’étiquette du savon.

Afin de se fédérer, des savonniers qui saponifient à froid ont créé une association à laquelle la savonnerie Chapoul adhère. C’est l’ADNS (Association des Nouveaux Savonniers). Si vous voyez ces logos, alors plus aucun doute, vous êtes en présence d’un savonnier qui saponifie à froid !

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Secrets de fabrication

Je fabrique à la main avec soins tous les savons et cosmétiques que vous découvrez sur mon site. J’ai besoin de la fée électricité pour alimenter mon mixeur et les deux balances qui me permettent de peser les ingrédients. L’une est destinée à la pesée des huiles en grandes quantités, et l’autre aux ingrédients précieux que j’utilise à leur juste dosage. C’est le cas par exemple des huiles essentielles, plantes tinctoriales ou des argiles. Cette balance sert également à peser tous les savons un à un lors de la “libération” des lots, juste avant l’étiquetage.

Pour le reste, j’utilise moult fouets, maryses en silicone, cuillère en inox, marmites, bechers, huile de coude, et deux découpeurs à savon pour couper le pain de savon de presque 10kg dans un sens puis dans l’autre afin de le transformer en savons de 50g ou 100g.

Après la découpe, les savons sèchent pendant un minimum de 6 à 8 semaines sur des étagères. On appelle cette phase la “cure”. Cela permet à l’eau utilisée lors de la fabrication de s’évaporer, de rendre le savon plus dur, afin d’éviter qu’il fonde trop rapidement lors de son utilisation.

Ustensiles sur le plan de travail avant la production d'un lot de savons

Je sélectionne et je désinfecte tous les ustensiles nécessaires à la production d’un lot de savons

J’assemble le moule et je le chemise avant de couler la pâte

Moule préparé et chemisé pour la fabrication de savons de 50g
Pâte à savon de Louveciennes après avoir été coulée dans le moule

Je viens de couler dans le moule la pâte à savon d’un lot de Louveciennes

Je viens de marbrer la pâte à savon d’un lot de Douceur d’été

Pâte à savon de Douceur d'Eté après avoir été coulée dans le moule
Pain de savon Douceur d'Eté avant démoulage

Un pain de savon Douceur d’été avant démoulage

Pain de savon La Garrigue sur le découpeur à barres

Pain de savon La Garrigue sur le découpeur à barres
Savons La Garrigue découpés en barres

Pain de La Garrigue découpé en barres

Barre de savons Alphonsine dans la lyre à savons

Savons Alphonsine dans la lyre à savons
Savons Vitaminés découpés

Savons Vitaminés découpés, en attente d’être transférés sur les étagères de cure


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Le choix des ingrédients dans mes recettes

Je vous explique ci-dessous la démarche que je suis lorsque je choisis les ingrédients que j’utilise dans mes recettes.

J’utilise un maximum de matières premières bio. Cependant mes produits ne peuvent pas être certifiés bio. Je vous explique pourquoi !

En effet, pour certains ingrédients, j’ai fait le choix de travailler avec des produits non bio, mais locaux et en direct des producteurs. Ceci dans le but de valoriser leurs savoir-faire, la proximité et de créer du lien.
C’est notamment le cas du lait de chèvre. Je l’achète frais auprès de la Chèvre-Rit de Manon à Saint Nom la Bretèche. Il est ensuite transformé le jour de la traite. Je préfère cela plutôt que de me fournir dans un magasin bio. Effectivement, ce dernier me vendrait du lait bio en bouteille venant d’un autre département.
Idem pour le miel et la cire : ce sont mes formateurs en apiculture (Magali et Daniel Boubel-Laffont) situés à Louveciennes qui me fournissent en produits de la ruche.
Les argiles non plus ne sont pas bio, mais dans tous les cas, il n’est pas possible de certifier ces poudres. Elles sont cependant compatibles avec le référentiel COSMOS pour les produits bios.

Egalement, je mets l’accent sur les matières premières françaises.
Certains de mes produits sont 100% français. C’est le cas des savons Louveciennes et Alphonsine, ainsi que du Baume à lèvres miel & calendula.
Les autres produits sont composés d’ingrédients français à hauteur d’au moins 84%. Parmi les ingrédients non français, on retrouve certaines huiles essentielles qui parfument délicatement mes savons (je crée d’ailleurs les parfums moi-même). Il y a également l’huile de coco qui, une fois saponifiée, donne une belle mousse fine à mes savons.

Origine et choix des ingrédients

Fond de carte : France PNGs by Vecteezy

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Liste des événements

Où rencontrer la savonnière et ses produits ?
Vous trouverez ci-dessous la liste des marchés, foires, journées portes ouvertes et événements auxquels je participe et où je serai heureuse de vous rencontrer.

Prochains événements :

  • du mardi 18 mars au dimanche 23 mars, de 10h à 19h – boutique éphémère organisée par Folies de Créatrices à La Galerie, 120 avenue du Général Leclerc à Viroflay (la boutique éphémère se prolonge jusqu’au 6 avril avec d’autres créatrices)
    Je serai de permanence le mardi 18 mars de 10h à 19h, et le jeudi 20 mars de 14h30 à 19h
  • samedi 5 avril, de 10h à 12h30 à la La Chèvre-Rit de Manon à Saint Nom la Bretèche
  • dimanche 25 mai de 10h à 18h – journée portes ouvertes de La Chèvre-Rit de Manon à Saint Nom la Bretèche

D’autres dates sont à venir.
Et n’hésitez pas à m’envoyer des suggestions ou à m’inviter à vos événements en m’écrivant à contact [a] savonnerie-chapoul.fr.

Vous pouvez également retrouver les produits de la savonnerie chez les revendeurs, ou bien entendu sur la boutique en ligne.

 

Evénements passés :

2025

  • dimanche 9 mars, de 10h à 17h – Braderie des AVF à l’espace JKM à Saint Nom la Bretèche
  • vendredi 14 mars, de 15h à 19h – réouverture de La Chèvre-Rit de Manon après la période des naissances, Saint Nom la Bretèche

2024

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Pour avoir le droit de commercialiser mes produits cosmétiques

En France et en Europe, il faut respecter quelques obligations pour avoir le droit de commercialiser des produits cosmétiques.
De quoi s’agit-il ?

Une bonne dose de réglementaire :

– Je fabrique et conditionne mes produits cosmétiques en conformité avec les Bonnes Pratiques de Fabrication (selon l’article 8 du règlement (CE) N°1223/2009) dans mon petit laboratoire situé dans la Plaine de Versailles (+ d’infos par ici).

– Pour chaque recette, j’ai constitué un DIP (Dossier d’Information sur le Produit) comprenant une évaluation de la sécurité effectuée par un toxicologue indépendant. Ce dossier fait plusieurs dizaines de pages et inclut en outre des documents au sujet de chaque ingrédient qui entre dans la composition du produit (fiche technique, fiche de sécurité, bulletin d’analyse, certification allergènes, fiche IFRA). Il est également nécessaire d’intégrer au dossier des documents concernant les éléments d’emballage. Par exemple, pour le papier utilisé pour imprimer les emballages des savons, je dois avoir un document du fournisseur qui me garantit que le papier est agréé contact alimentaire.

– L’étiquetage de mes produits est conforme à l’article 19 du règlement.
Il faut lister les éléments suivants : le nom du produit, les coordonnées de l’entreprise, le poids à l’emballage, les ingrédients INCI (cette liste anglo-latine pas très compréhensible), les précautions d’emploi, la PAO (période après ouverture), le numéro de lot.

– Je notifie ensuite les recettes à la Commission Européenne via le portail du CPNP qui attribue une référence à chaque recette.

Et bien entendu, il est nécessaire de créer une structure juridique. Pour ma part, j’ai fait enregistrer mon entreprise auprès de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

Voilà ! Vous en savez davantage sur les obligations des entreprises du domaine des cosmétiques.